troll ~ journal

~ Samedi, octobre 8 ~
Permalien

Artisanal et industriel, la fonte et la forge


Ou de l’orientation de troll dans le vaste monde de la bijouterie.

Les méthodes de fabrication en Bijouterie-Joaillerie, et les prix qui y sont associés, diffèrent énormément selon toutes sortes de critères, et il n’est pas rare de se retrouver perdu, dénué de repères.

Convaincu que la société de consommation n’est qu’une affaire d’information, j’ai décidé d’exposer, à travers ce site, mes projets en tant que futur artisan, mes choix et la manière dont j’envisage mon travail.

La première chose à savoir est que ces choix sont avant tout motivés par le plaisir, un peu égoïste, que j’ai à réaliser des bijoux. Je crois que le plaisir qu’on a à faire quelque chose se ressent dans le résultat final et qu’il est important de créer avec bonheur.


J’ai choisi d’orienter mon travail vers une production artisanale par pièces uniques pour diverses raisons.

La première est humaine, privilégier la personne, et créer le bijou qui lui correspond, plutôt que de penser en termes froids d’acheteurs, de collections et de tendances.

J’ai aussi décidé de privilégier le travail dit forgé sur la fonte à cire perdue et autres techniques de moulage, par souci de qualité. En plus de la valeur symbolique du façonnage à la main, un bijou forgé est écroui, durci par les coups, et bénéficie donc d’une plus grande résistance à l’abrasion, à l’usure et aux déformations. Il brillera plus longtemps et sera souvent plus facile à entretenir ou réparer.

N’ayant pas à envoyer mes modèles à un fondeur, cela me permet en outre de contrôler entièrement la fabrication, car chaque bijou qui apparait sur ce site a été créé, de bout en bout, sur mon établi, sans jamais passer par d’autres mains.

Je suis conscient que l’artisan ne peut pas rivaliser, en termes de budget, avec une production industrielle de bagues moulées par centaines, de motifs estampés ou d’alliances tronçonnées, à la chaine, dans de longs tubes d’or, et c’est pourquoi je préfère mettre l’accent sur ce que l’on m’a inculqué : une qualité de travail.

Car si on regrette rarement d’avoir mis le prix pour de la qualité, on s’en veut toujours, toujours, d’avoir dépensé, même des pièces jaunes, pour du toc.


Si certains aspects du métiers m’attirent plus que d’autres, je mets cependant un point d’honneur à connaitre et maitriser l’ensemble des disciplines de la bijouterie artisanale, et à vous en faire profiter. L’article de novembre portera d’ailleurs sur la fonte à cire perdue et les différentes techniques de moulage.

D’ici là, je vous recommande de suivre troll~bijouterie, car viendront, à l’improviste, quelques petites surprises qui intéresseront, je pense, les étudiants comme moi.

Amicalement

Sébastien